Selon les projections démographiques de l’INSEE, 1 français sur 3 aura plus de 60 ans dès 2035. La part des plus de 75 ans représentera 16% de la population en 2060. Retarder l’entrée en dépendance permettrait de limiter la charge pour la collectivité et les familles concernées.
L’allocation versée par les pouvoirs publics (APA) n’étant pas suffisante, il est nécessaire d’imaginer dès aujourd’hui de nouveaux modes de financement pour pallier les coûts élevés liés à la dépendance.
Le droit français prévoit qu’une personne dépendante peut faire appel à deux types de financeurs : la solidarité familiale et la collectivité. L’articulation des financements publics et privés diffère selon le type de dépense (médicale, sociale, hébergement…). Après la réforme des retraites, le gouvernement aborde le financement de la dépendance, qui est évalué en 2010 à près de 30 milliards d’euros.

Quelle architecture pour une future réforme inévitable ?
Le rapport d’information de la députée Valérie Rosso-Debord (juin 2010) sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes, propose plusieurs pistes pour financer la réforme telles que :
- Un alignement du taux de CSG des retraités sur celui des actifs
- L’obligation de recourir à une assurance individuelle privée à partir de 50 ans
- L’extension des dispositifs de prévoyance dans le cadre des entreprises
La ministre de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, a installé 4 groupes de travail pour réfléchir sur les sujets suivants :
- Société et vieillissement
- Enjeux démographiques et financiers
- Accueil et accompagnement des personnes âgées
- Stratégie pour la couverture de la dépendance des personnes âgées
Les premières conclusions seront présentées courant juillet 2011.