Vivatech Paris : AXA participe à l'événement

  • Par AXA Entreprises, le 30/06/2016
  • Startup

AXA est présent à Viva Technology, les 30 juin, 1 et 2 juillet

Viva Technology Paris réunit près de 5 000 start-ups à Paris Porte de Versailles du 30 juin au 2 juillet. Créateurs d'entreprise, investisseurs et leaders économiques du monde entier sont réunis pour l'occasion. Objectif : débattre, échanger et créer la croissance de demain ! Le Groupe AXA est partenaire de ce grand rendez-vous ! Durant ces 3 jours, le lab AXA accueillera ainsi 50 start-ups. Passionné par la création d'entreprise ? Découvrez tout de suite le témoignage et les conseils de Pauline Jubin et de Rachel Bodkier, deux startuppeuses de choc qui rêvent de conquérir le monde ! 

 

INTERVIEW DE 2 STARTUPPEUSES 

Pauline JUBIN – Vice-Présidente de Shift Technology
Rachel BODKIER – Cofondatrice de Check-ER
 

 

1. Parlez-nous de votre start-up : comment est née l’idée, à partir de quels besoins et pour quelle cible ?

PJ : Eric Sibony et Jeremy Jawish, que j’ai rencontrés en école, ont constaté lors d'une expérience commune au sein d'une équipe anti-fraude que les outils proposés ne correspondaient pas aux attentes des professionnels. Aucun n’était à la fois facile à utiliser, bon marché et performant. Ils ont donc décidé de relever le défi et de s’associer avec David Durrleman pour fonder Shift Technology en 2013. Lorsque Jérémy m'a proposé de les rejoindre, j’ai donc sauté sur l’occasion ! 

RB : La création de Check-ER en février 2015 est le fruit d’une expérience personnelle malheureuse. Obligée de me rendre aux urgences, j'ai dû attendre... 4 heures avant de voir un médecin. Le lendemain, j’ai partagé cette anecdote avec Léon Hulli, mon camarade de classe et aujourd’hui associé. Très vite, nous avons voulu trouver une solution pour résoudre le problème récurrent des délais dans les services d’urgence. La possibilité d’améliorer l’expérience des patients et la complexité du problème nous ont convaincus de créer check-ER. 

2. Quel est l’aspect innovant de votre solution ?

PJ : D’une part : notre solution a été pensée et crée sur mesure pour les assureurs. Elle prend donc en compte l’ensemble de leurs contraintes et de leurs attentes. D’autre part, notre solution est proposée en SaaS (Software as a Service), ce qui nous permet de la faire évoluer en permanence sans gêner nos utilisateurs. Ce format permet non seulement une mise en place rapide de la solution mais limite aussi son impact sur le système informatique de nos clients et donc, entre autres, les coûts. Il facilite également notre développement à l’international. 

RB : Notre application est particulièrement complète : elle centralise toutes les informations concernant les services d’urgence en France et offre aux patients la possibilité d’effectuer une pré-admission en ligne. Nous regroupons ainsi dans une seule et même app toutes les fonctionnalités nécessaires pour suivre et accompagner les patients durant tout leur parcours aux urgences.

3. Quels sont les objectifs de votre start-up pour l’avenir ? 

PJ : Nous avons 4 grands chantiers : renforcer notre équipe grâce à un support commercial, accroître notre présence à l'international, gérer notre nouveau bureau à Singapour et assurer notre croissance sans tomber dans les excès de process !

RB : Notre objectif ultime est d'aider à sauver des vies, en rendant l'utilisation de Check-ER la plus naturelle possible. Que ce soit pour commander une ambulance, connaître les gestes de premiers secours, ou encore analyser des symptômes. Nous voyons check-ER comme la version 2.0 des numéros de téléphone d’urgence.

4. Quelles difficultés majeures avez-vous rencontrées durant votre parcours ?

PJ : L’accès aux données des assureurs a pu être source d’interrogation de leur part puisque nous sommes en SaaS mais nous les avons rassurés en leur montrant tout ce que nous avions mis en place en terme de sécurité notamment. Les cycles de vente se sont ausi révélés initialement plus longs que ce que nous avions anticipé. En interne, je dirais que l’un de nos plus gros challenges est de savoir maîtriser sa croissance, en gérant le recrutement et la mise en place de structures adaptées. 

RB : Les établissements de santé reconnaissent la valeur ajoutée de notre solution pour les patients et sont très coopératifs. Malgré cela, comme la plupart des start-ups dans le secteur de l’e-Santé : nous devons intégrer check-ER aux logiciels des hôpitaux, ce qui prend du temps et génère parfois des coûts importants. 

5. Quel regard portez-vous sur l’entrepreneuriat au féminin ?

PJ : Si je suis la première femme à avoir rejoint Shift Technology, aujourd’hui près d'1/4 de nos 35 collaborateurs sont des collaboratrices. C’est similaire au ratio en école d’ingénieur. Je ne pense pas que les femmes soient moins tentées par l'aventure, ce constat est plutôt la conséquence d'une problématique plus large qui a un impact sur les start-up comme sur les grands groupes.   

RB : Je n’ai jamais ressenti de critique en tant que femme entrepreneur, au contraire, je reçois souvent des encouragements et cela me motive. Un tiers des entreprises créées en France sont créées par des femmes et ce chiffre augmente un peu plus chaque année. Pour moi, c’est une statistique rassurante !

6. Quelles qualités particulières faut-il selon vous pour créer ou diriger son entreprise ?

PJ : Impossible d’être parfait, mais dans un monde idéal, les qualités les plus incontournables seraient :

  • être capable de s'entourer tout en étant autonome
  • persévérer tout en étant capable de se remettre en question
  • accepter de faire des erreurs et que les autres en fassent aussi
  • toujours se souvenir que celui qui porte une entreprise porte surtout une équipe
  • savoir gérer son stress
  • être capable d’inspirer tout en restant humble
  • ne pas avoir peur d'être ambitieux...

La liste est encore longue !

RB : Certainement un brin de folie et le goût du risque ! Lorsque l’on décide de créer une start-up, au-delà d’une idée, il faut une vision et savoir la mettre en pratique. Démarrer une start-up requiert également de la persévérance. C’est une aventure longue, risquée et qui demande un travail acharné pour un taux de réussite très faible. Être flexible est aussi essentiel. La première idée ne sera certainement pas celle que vous allez commercialiser. Vous allez sûrement devoir pivoter pour vous adapter à la demande réelle du marché. Courage !

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